Prévision des quarts de finale des séries 2018 – Association Est | Joey Fortin Boulay

La saison régulière maintenant complétée suite à une chaude lutte en vue d’une place en séries, les seize équipes participant au bal printanier peuvent désormais se préparer pour lleur premier affrontement. Dès la première ronde de l’édition 2018 des séries de la LNH, on retrouve plusieurs rivalités, par exemple, la bataille de la Pennsylvanie avec les Penguins de Pittsburgh contre les Flyers de Philadelphie, une autre guerre d’État entre les Sharks de San Jose et les Ducks d’Anaheim en Californie, ou encore un déjà-vu de 2013 mettant en vedette les Maple Leafs de Toronto et les Bruins de Boston.

À leur première saison dans la ligue, les Golden Knights de Las Vegas ont surpris tout le monde. Ils se sont non seulement qualifiés en séries éliminatoires, contre toutes attentes, ils ont remporté le championnat de leur division! Malheureusement pour eux, ils affronteront les Kings de Los Angeles, une équipe expérimentée en séries (80 parties de séries disputées durant les huit dernières années). De leur côté, les Jets seront de la partie pour une première fois depuis 2015, où ils se sont d’ailleurs fait balayé par les Ducks en quart de finale. Appariés au Wild du Minnesota, ils auront du pain sur la planche contre la troupe de Bruce Boudreau.

Les Predators de Nashville seront opposés à l’Avalanche du Colorado, qui s’est qualifié de justesse grâce à sa récente victoire face aux Blues de St-Louis pour confirmer sa place. Les probabilités sont en faveur des Preds, mais sait-on jamais. Retour dans l’Est, Il faudra probablement un miracle pour que les Devils du New Jersey l’emportent face au Lightning de Tampa Bay, mais ces mêmes Devils jouent avec beaucoup d’intensité et vendront cher de leur peau. Tout comme les Blue Jackets, qui ont joué du solide hockey en fin de saison et qui tenteront à tout prix de ralentir Alexander Ovechkin et ses Capitals. En effet, on aura droit à tout un spectacle en cette première ronde des séries! Voici la première partie des prévisions des quarts de finale de la LNH:

Crédit photo: Devils Army Blog

Lightning de Tampa Bay vs. Devils du New Jersey

David contre Goliath : alors que le Lightning représente la meilleure offensive à travers la ligue, les Devils reflètent les typiques underdogs, une formation jeune, rapide et intense.
L’entraîneur-chef du Lightning, Jon Cooper, peut compter sur les prolifiques pointeurs Nikita Kucherov et Steven Stamkos (100 et 86 points respectivement), en plus d’une attaque dévastatrice composée de Brayden Point (32 buts, 66 points), Yanni Gourde (62 points), Tyler Johnson, Ondrej Palat et le nouveau-venu J.T. Miller. Ajoutez-y Victor Hedman, Ryan McDonagh et Mikhail Sergachev à la ligne bleue, en plus d’Andrei Vasilevskiy devant le filet et vous avez ici une équipe qui prospère à la coupe. Il est ainsi difficile de voir les Bolts échapper cette série.

Dans les bas-fonds du classement l’an dernier, les Devils en ont surpris plus d’un cette saison grâce à une qualification en séries. Pendant que les amateurs leurs prédisaient encore deux ou trois ans de misère, l’entraîneur John Hynes s’est retroussé les manches et a établi un style de jeu très intense et agressif, misant sur la vitesse et l’échec-avant. Résultat? New Jersey a débuté la campagne avec une fiche de 22-9-5, mais s’est essoufflé un peu par la suite (22-20-4). Les Devils ont tout de même remporté leurs trois affrontements contre le Lightning cette saison, rien n’est donc gagné d’avance pour Tampa Bay. Par contre, comme la dernière participation des Devils remonte à 2012 et qu’ils comptent sur de jeunes joueurs, le manque d’expérience pourrait leur couper les jambes.

Facteur-X

Tampa Bay : Comme la ligne d’attaque composée de Kucherov, Stamkos et Miller sera assurément étroitement surveillée, il est primordial que la production offensive soit équilibrée. C’est ainsi qu’un joueur comme Brayden Point devra poursuivre sur son incroyable saison, évoluant sur la même ligne que Palat et Johnson, deux joueurs ayant connu beaucoup de succès en séries éliminatoires.

New Jersey : Il serait beaucoup trop facile de nommer Taylor Hall, qui a obtenu 41 points de plus que son plus proche poursuivant au classement des pointeurs de son équipe. Non, les Devils gagneront quatre matchs contre le Lightning grâce aux prouesses du gardien Keith Kinkaid. Pendant que Cory Schneider était à l’écart du jeu en raison d’une blessure à l’aine, Kinkaid a porté les Devils sur ses épaules et a remporté 19 des 27 parties suivantes, pour terminer la saison avec des statistiques supérieures à Schneider.

Avantage

À tout point de vue, le Lightning est largement favori. Une attaque plus talentueuse et profonde, une brigade défensive bien plus expérimentée et un des gardiens des plus dominants de la LNH. Avantage Tampa Bay.

Crédit photo: Maple Leaf Shot Stove

Bruins de Boston vs. Maple Leafs de Toronto

Contrairement à l’affrontement Lightning-Devils, celui entre les Bruins et les Leafs s’avère amplement plus serré. Deux équipes qui ont excellé pendant la saison régulière grâce à une attaque dévastatrice, une défensive plus que respectable et un mur devant le filet.
Le début de campagne des Bruins n’étant pas tout rose, à l’image du rendement de Tuukka Rask, la formation menée par Bruce Cassidy a mis du temps à trouver son rythme. Cependant, pour le dernier trois-quarts de la saison, les Bruins ont représentés la meilleure formation dans l’Est grâce à une fiche de 44-13-8 et ont passés à un cheveu de remporter le titre de la division Atlantique. Les prolifiques attaquants Brad Marchand, Patrice Bergeron et David Pastrnak ont pu compter sur du renfort avec l’arrivée des jeunes Danton Heinen, Jake DeBrusk et Ryan Donato, entre autres. À la ligne bleue, Charlie McAvoy a démontré que son jeu en séries l’an dernier n’était pas qu’un feu de paille. Zdeno Chara semble rajeunir, alors que Torey Krug a presque amassé 60 points. Les Bruins peuvent ainsi compter sur un alignement équilibré, qui peut s’adapter à tout style de jeu et qui excelle en possession de rondelle.

En revanche, les Leafs n’ont pas à rougir avec une formation assez jeune et rapide, qui contient aussi quelques vétérans de qualité. Frederik Andersen est probablement dans sa meilleure forme en carrière et représente le pilier de cette équipe. Par contre, les Leafs n’ont pas la défensive pour rivaliser avec celle des Bruins, ce qui pourrait être problématique dans leur propre zone. Ils peuvent au moins compter sur un entraîneur d’expérience en Mike Babcock, gagnant d’une coupe Stanley en 2008.

Facteur-X
Boston: Les Leafs en auront plein les bras avec la ligne Marchand-Bergeron-Pastrnak mais devraient être en mesure de les contenir un peu. À l’image du Lightning, les trois autres lignes devront contribuer pour le succès de l’équipe. Un joueur comme Ryan Donato, avec ses habiletés de marqueur, peut facilement faire la différence pour les Bruins.

Toronto: Comme mentionné plus haut, les Leafs remporteront cette série seulement si Frederik Andersen se transforme en muraille devant son filet. Auteur de 38 victoires cette saison, Andersen a tenu les Leafs dans la course tout au long de la campagne et fera de même ce printemps. Il est un candidat de taille pour gagner le trophée Conn Smythe.

Avantage
Les deux équipes devraient nous donner tout un spectacle avec du jeu serré, mais l’expérience des joueurs comme Patrice Bergeron, Brad Marchand ou Zdeno Chara, tout comme leur unité défensive, donne un mince avantage à Boston.

Crédit photo: Novacapsfans

Capitals de Washington vs. Blue Jackets de Columbus

Les Capitals ont maintenu leur séquence de titre de division pour une troisième année compétitive, bien qu’ils aient perdu plusieurs gros morceaux de leur défensive l’été dernier. L’émergence de John Carlson comme l’un des meilleurs défenseurs de la ligue et la charge de travail augmentée de Dmitry Orlov et Matt Niskanen ont permis aux Caps de répéter l’exploit, en dépit de la perte de Kevin Shattenkirk, Nate Schmidt et Karl Alzner l’été dernier. (Quoi que dans le cas d’Alzner, on ne peut considérer son absence comme une perte…).

À l’attaque, les Capitals ont pu compter sur le même noyau dangereux, c’est-à-dire Alex Ovechkin, Nicklas Backstrom, Evgeny Kuznetsov et T.J. Oshie. Le gardien Braden Holtby a été un des gardiens des plus victorieux au cours des dernières années, il a cependant dû laisser sa place plus d’une fois à son auxiliaire Philip Grubauer, en raison de piètres performances.
De leur côté, les Blue Jackets ont connu tout au long de la saison plusieurs hauts et bas et étaient positionnés cinquième dans la division Métropolitaine au moment de la date limite des échanges. L’addition de Thomas Vanek, Ian Cole et Mark Letestu a donné un second souffle à la formation de John Tortorella, alors qu’ils ont connu leur meilleure séquence de la campagne avec une fiche de 14-3-2 pour terminer la saison et s’accrocher à une place en séries.

Facteur-X

Washington : Alors que les yeux seront rivés sur Alexander Ovechkin, Barry Trotz devra donner de l’espace à son capitaine pour lui puisse faire la différence. Les Blue Jackets représentant une formation tenace, il faudra absolument faciliter la tâche au Great 8 pour remporter cette série. Voici où Tom Wilson y trouvera son utilité, en appliquant assez de pression sur la défense adverse pour permettre à Ovie d’enfiler quelques buts supplémentaires.

Columbus : Les noms de Sergei Bobrovsky et Artemi Panarin viennent aisément à l’esprit lorsque l’on pense aux joueurs d’impact. Par contre, un joueur qui aura beaucoup de pain sur la planche est le centre numéro 1 des Jackets, le québécois Pierre-Luc Dubois. Âgé de seulement 19 ans, le jeune attaquant aura la tâche ardue d’être confronté aux joueurs de centre élites en Backstrom et Kuznetsov.

Avantage

Alors que les Caps possèdent une attaque plus dynamique et dangereuse, les Jackets ont le vent dans les voiles avec leur fin de saison quasi impeccable. Les deux clubs sont dotés d’une défensive plus que respectable, mais la différence se retrouve devant le filet. À moins que Grubauer vole définitivement le poste de gardien numéro un ou que l’on retrouve le Holtby d’antan, Les Blue Jackets ont un net avantage devant leur cage avec Bobrovsky, un gardien sensationnel. Léger avantage Columbus.

Crédit photo: NGSC Sports

Penguins de Pittsburgh vs. Flyers de Philadelphie

Les Flyers n’ont pas gagné de coupe depuis 1975, en partie puisqu’ils ont constamment croisé le chemin des Penguins. Cette édition des séries n’y fait pas exception, alors que l’on aura droit à une rivalité historique entre ses deux équipes de la Pennsylvanie. Sidney Crosby et les Pens tenteront de protéger leur titre pour une troisième année consécutive, un accomplissement qui n’a pas été répété depuis la dynastie des Islanders dans les années 80. L’équipe de l’entraîneur Mike Sullivan peut encore compter sur un alignement solide avec le même noyau de joueurs comprenant Crosby, Malkin, Kessel, Letang, etc. Le seul hic, c’est que les Penguins n’auront qu’un seul gardien légitime de disponible avec Matt Murray.

Les Flyers ne doivent tout de même pas désespérer, puisqu’ils ont connu de forts moments durant la saison. Le capitaine Claude Giroux a connu une impressionnante campagne en amassant 102 points, alors que Sean Couturier a atteint des sommets personnels totalisant 31 buts et 76 passes. Shayne Gostisbehere et Ivan Provorov ont joué comme une paire de premier plan, épaulés par les nouvelles recrues Robert Hagg et Travis Sanheim.

Les Flyers ont cependant le même problème à chaque année : ils n’ont aucun gardien fiable, ce qui amoindrit fortement leur chance de remporter une coupe. De plus, ils ont une des pires unités de la ligue en infériorité numérique, tandis que les Penguins représentent le meilleur avantage numérique.

Facteur-X

Pittsburgh : Les Penguins n’auront pas Marc-André Fleury en relève si Matt Murray se blesse, encore. Ainsi, le succès des Pens passera directement par la santé de Murray.

Philadelphie : Les Flyers vont triompher ou périr à cause de leur gardien. On l’a bien vu depuis 25 ans, ils ne toucheront pas à la coupe Stanley sans une performance étincelante de leur homme masqué. Brian Elliot devra retrouver sa forme des séries 2016 s’il espère amener son équipe en finale.

Avantage

Gagnants de la coupe ces deux dernières années, les Penguins sont sans équivoque les favoris dans cette série. Avantage Penguins.

*Deuxième partie – Association Ouest, à venir.

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2 semaines
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Hockey
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