Un échange qui coûte cher | Julien Rancourt

Malgré une équipe taillée pour remporter les grands honneurs, les Bruins de Boston ont été incapables de remporter la Section Atlantique alors qu’ils ont été vaincus par le Lightning de Tampa Bay au deuxième tour des séries éliminatoires de la Coupe Stanley. Suite à cette fin en queue de poisson pour les hommes de Bruce Cassidy, de nombreuses questions surgissent, notamment en ce qui a trait à l’échange de Rick Nash.

Le directeur général de l’équipe Don Sweeney a fait l’acquisition de celui-ci le 25 février dernier dans l’échange le plus spectaculaire de cette date limite des transactions, sans pour autant créer autant d’étincelles sur la patinoire. En effet, l’ailier ontarien n’a accumulé que 5 points en 12 rencontres de séries dans l’uniforme des Bruins en plus d’afficher un piètre différentiel de -7. Hormis des performances plus qu’ordinaires, le plus décevant demeure le prix payé par ceux-ci afin de mettre la main sur Nash, qui d’ailleurs deviendra joueur autonome le 1er juillet. En plus d’un choix de première et septième ronde, Boston s’est départi de trois joueurs, soit Matt Beleskey, Ryan Lindgren et Ryan Spooner. Hormis Beleskey et Lindgren qui évolue toujours au niveau universitaire, Spooner offre une option intéressante à l’aile droite pour les Rangers. En effet, il a complété le premier trio aux côtés de Chris Kreider et Mika Zibanejad, alors que Mats Zuccarello et Pavel Buchnevich pivotaient respectivement le deuxième et troisième trio. Après avoir inscrit 25 points en 39 parties, l’ancien choix de deuxième tour des Bruins a su terminer la saison en beauté dans sa nouvelle équipe avec une récolte de 16 points en 20 matchs. Bref, Spooner a connu une campagne bien plus productive que Nash avec 41 points en 59 rencontres, soit 7 points de plus en 12 parties de moins.

Hormis ces statistiques révélatrices et en défaveur de Rick Nash, un autre élément appuie le côté douteux de l’échange des Bruins, soit la réputation et l’attitude du joueur. En effet, le joueur de 33 ans a souvent été reconnu pour être paresseux et inconstant. En 73 rencontres de séries avec les Rangers de New York, le franc-tireur a affiché une maigre récolte de 14 filets, justifiant ainsi son étiquette de joueur effacé durant la valse printanière. Malgré leur désir ardent de soulever le trophée de Lord Stanley, les Bruins, une formation reconnue pour leur passion et leur ardeur au travail, ont payé le gros prix pour un joueur inconstant et connu pour ses insuccès d’après-saison.

Ceci dit, pour un peu moins cher, Boston aurait pu s’offrir les services d’un autre ailier qui se trouvait sur le marché à la date limite des transactions, soit Evander Kane. Malgré une réputation tout aussi reconnue à travers la ligue, celui-ci connaissait une bien meilleure campagne que Nash et ce avec une équipe comme Buffalo, affichant un total de 40 points dont 20 buts en 61 rencontres. De plus, le joueur de 26 ans en a par la suite surpris plus d’un en inscrivant 19 points en 26 matchs avec les Sharks de San Jose. Bref, les Bruins doivent regretter de ne pas s’être plutôt tourné vers Kane, alors qu’il a été obtenu contre des choix conditionnels de 1ère et 4ième ronde ainsi le jeune Daniel O’Regan.

 

Crédit photo: BostonGlobe

Publié
5 mois
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Hockey
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