Une fratrie indéniable entre Bourque et Djabome

LONGUEUIL – La fratrie est le premier cercle de solidarité et de soutien dans la vie. Elle joue un rôle déterminant dans la construction de l’identité. Bien qu’ils ne soient pas frères, la relation fusionnelle entre Keith Bourque et Dariel Djabome est la preuve que ce lien d’amitié est bien plus qu’une simple camaraderie écolière.

Ayant tous les deux commencé le football à un bas âge, Bourque et Djabome ont écrit leur première page en prenant exemple sur leurs grands frères qui ont foulé le terrain conjointement avec les Sphinx de l’école secondaire Jacques-Rousseau.

« Le fait que nos frères aient joué ensemble, ça nous a rapprochés de plus en plus et on a commencé à développer une amitié qui était bien plus forte que le football », mentionne Djabome.

Cette camaraderie florissante est le reflet de leur engagement à se soutenir mutuellement sur et en dehors du terrain. Et ce, même si Bourque évolue pour les Sharks de l’Université de Long Island et Djabome avec les Scarlet Knights de l’Université Rutgers dans la NCAA.

« Lorsqu’on a commencé à jouer au football ensemble, au secondaire, on avait de la pitié pour les équipes adverses parce qu’on se trouvait si facilement sur le terrain que cela devenait déconcertant », raconte Djabome qui lâche un sourire rempli de confiance.

Ce brin de confiance qu’arborent Djabome et Bourque découle d’un travail de longue haleine. À l’aide d’un préparateur physique, les deux joueurs ont enchainé les entrainements supplémentaires et les séances vidéos afin d’être prêts pour l’ouverture de leur saison.

 « Lorsqu’on revient au Québec, on s’entraine toujours ensemble. Que ce soit à l’Académie Linebacker prototype de Christophe Mulumba ou sur un field, on se donne des correctifs à peaufiner afin d’être la meilleure version possible », évoque Bourque.

Unis par cette camaraderie indéfectible, de rares différends ont obscurci cette chimie solide, sans pour autant causer une friction entre les deux. De même que les deux jeunes hommes ne sont pas rancuniers.

« Honnêtement, je ne sais même pas à quand remonte notre dernier conflit, mais celle dont je me souviens, c’était pendant une partie de Madden. On s’était disputé pendant un certain temps, mais on est vite passé à autre chose », lance Bourque en ricanant avec Djabome.

Unis dans l’adversité

Nul doute que leur camaraderie est le résultat d’une union solidifiée par de nombreuses épreuves survenues aux États-Unis.

Arrivé le premier en sol américain, Djabome a senti qu’il devait se surpasser pour entrer dans les bonnes grâces de son entraineur et espérer avoir du temps de jeu avec les Scarlet Knights.

« Dès mon arrivée, j’ai senti que le calibre était plus intense et plus rapide. Les gars sont affamés et tu dois être prêt à toute éventualité » cite Djabome qui retrace ses premiers pas.

Quant à Bourque, il a dû ronger son frein en étant redshirt puis a su gagner en confiance en redoublant d’ardeur à l’entrainement, grâce aux conseils de son « frère ».

« J’ai connu des passages avides à mon arrivée à Long Island. En regardant ce que Dariel fait avec son équipe et les conseils qu’il me donne, j’ai travaillé plus fort pour avoir du temps de jeu », mentionne Bourque.

« On est deux gars qui se challengent et je veux le voir réussir comme Dariel souhaite me voir réussir », explique l’athlète de six pieds et 220 livres.

Ayant été colocataires pendant un an, lors de leur passage à Canada Prep Academy, une école préparatoire privée destinée aux étudiants-athlètes, Bourque et Djabome ont dû quitter le nid familial pour gouter au rêve américain.

« Ce n’était pas facile de partir de la maison sitôt. Grâce aux conseils de mon frère qui a joué avec les Elks d’Edmonton, j’ai vite compris que si je veux atteindre ce niveau, je dois être prêt à faire des sacrifices », dit-il.

« Même si je suis à Long Island, ma mère fait souvent de la route pour me voir jouer et j’admire ce qu’elle fait pour moi. Toute ma famille est derrière moi et je puise dans cet amour pour me motiver », stipule Bourque qui admire les sacrifices de sa famille.

En subissant de l’adversité, cette fratrie, acquise avec les années, leur a donné cette résilience nécessaire pour surmonter toutes les difficultés qui se présenteront sur leur chemin.

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2 mois
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