Montréal — Pour une deuxième année consécutive et pour la 87e fois de leur histoire, les Canadiens de Montréal accèdent aux séries éliminatoires de la Coupe Stanley. En quête d’une 24e Coupe Stanley et d’un 25e sacre dans l’histoire de la franchise, découvrez ce qui a mené le Tricolore en éliminatoires ainsi que le défi qui se présentera devant lui le 18 avril prochain.
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Hiver 2022 — Après une participation surprenante en finale de la Coupe Stanley, les Canadiens de Montréal se retrouvent au 32e rang de la Ligue nationale de hockey (LNH), et un changement majeur est alors amorcé au sein de l’organisation. Jeff Gorton est d’abord engagé comme président des opérations hockey, puis Kent Hughes et Martin St-Louis deviennent respectivement le 18e directeur général et le 32e entraîneur-chef de l’histoire de la franchise. À l’époque, un long processus de reconstruction est alors amorcé et, quatre ans plus tard, il est juste de dire que celui-ci est enfin terminé à Montréal.
Si, l’an dernier, il aura fallu attendre les 82 matchs de la saison pour voir les Glorieux ajouter un « X » devant leur nom au classement, l’histoire est bien différente cette saison. Pour la première fois depuis 2016-2017, l’équipe a récolté 100 points, et ce, malgré les cinq matchs restant au calendrier.
Une équipe menée par ses meilleurs éléments
Difficile d’imaginer une aussi grande récolte de points au classement sans l’apport des meilleurs éléments du CH. Soir après soir, l’entraîneur Martin St-Louis a pu compter sur des performances aussi soutenues que marquantes de la part de son premier trio, peu importe sa composition.
Nick Suzuki s’est imposé comme le pilier de la formation avec une récolte de 95 points au moment d’écrire ces lignes. Épaulé par son fidèle acolyte Cole Caufield, le duo a formé la pierre angulaire de l’attaque montréalaise, assurant une production constante tout au long de la saison.
Dans la même veine, Juraj Slafkovský, qui a navigué entre le premier et le deuxième trio, a finalement connu l’éclosion attendue. Que ce soit aux côtés de Suzuki et Caufield ou de Kapanen et Demidov, il a su maintenir une contribution offensive importante et offrir une stabilité précieuse à l’équipe dans les moments plus difficiles.
Cela dit, il ne faut pas négliger la contribution des joueurs de soutien, qui ont eux aussi joué un rôle clé dans le succès offensif de l’équipe. Chez les plus jeunes, Ivan Demidov et Oliver Kapanen ont dépassé les attentes. Kapanen s’est imposé comme un centre de deuxième trio fiable, inscrivant plus de 20 buts, en plus d’évoluer au sein des unités spéciales de l’équipe. De son côté, Demidov a été une véritable bougie d’allumage, amassant plus de 60 points à sa saison recrue et se positionnant comme un sérieux candidat au trophée Calder.
Derrière ces joueurs, les Anderson, Danault, Evans, Gallagher et Veleno ont assuré les responsabilités défensives de l’équipe, tout en complétant efficacement différents trios avec Bolduc, Dach, Newhook et Texier lorsqu’ils étaient en santé. L’attaque a finalement rempli, et même dépassé, les attentes établies en début de saison, tandis que le manque d’expérience de l’équipe s’est à peine fait sentir.
C’est un constat similaire en défensive, où le groupe des cinq réguliers a offert des performances plus que respectables. Malgré un lent début de saison, l’ajout de Noah Dobson a permis à la troupe de Martin St-Louis de stabiliser sa brigade défensive, en assumant de grosses minutes et en répartissant efficacement le temps de jeu parmi les cinq piliers.
De son côté, Lane Hutson n’a finalement jamais connu le creux souvent anticipé lors d’une deuxième saison complète et est demeuré le joueur tout aussi électrisant que fiable qu’il était. Malgré l’absence prolongée de Kaiden Guhle en milieu de saison, Alexandre Carrier et Mike Matheson ont complété à merveille leurs partenaires respectifs, et ce, malgré la perpétuelle chaise musicale imposée par les nombreuses combinaisons défensives de la formation.
Ce qui aura finalement le plus marqué la quête d’une participation aux séries, ce sont les difficultés devant le filet, alors que le Québécois Samuel Montembeault a connu une saison extrêmement difficile. Ses difficultés ont été jumelées au rappel hâtif du jeune espoir Jacob Fowler, qui a connu d’excellents moments avec le grand club. Jakub Dobeš, malgré quelques inconstances en milieu de campagne, a connu une saison plus que respectable, s’établissant au passage comme le gardien numéro un de l’équipe en vue du tournoi printanier.
Enfin, ce que l’on peut réellement retenir de l’édition 2026 des Canadiens, c’est la constante amélioration du groupe, qui a vu ses jeunes joueurs franchir de nouveaux caps, en plus d’avoir réussi à surmonter les nombreux défis qu’une longue et condensée saison régulière présente.
À quoi s’attendre des Canadiens en séries ?
Je ne pense surprendre personne en annonçant à quel point le défi qui attend chacune des huit équipes qualifiées pour les séries dans l’Est sera énorme. Jamais il n’y a eu autant de parité au sein d’une même association, et que les Canadiens terminent premiers ou derniers, l’adversaire sera coriace.
À ce stade-ci, il est difficile d’imaginer un scénario où les Canadiens de Montréal quittent le top-3 de la division Atlantique. Seuls véritables aspirants, les Bruins de Boston devront remporter l’ensemble de leurs derniers matchs pour espérer revenir dans la course — et ce, sans compter que le CH enchaîne les victoires en cette fin de saison.
Si la conquête de la Coupe Stanley demeure, à mon avis, un objectif possible à Montréal, il est difficile d’imaginer un tel scénario se produire cette saison. Avec une réelle possibilité de terminer au sommet de la division — une première depuis 2016-2017 — une élimination hâtive du CH ne représenterait pas un échec, mais plutôt une occasion manquée d’accumuler l’expérience nécessaire pour éventuellement soulever le précieux trophée.
Il est toutefois légitime de penser que les Canadiens possèdent les éléments nécessaires pour rivaliser avec n’importe quel adversaire, dès le premier tour et même au-delà. Reste maintenant à voir si la magie des séries reprendra de plus belle à Montréal en 2026 !
Crédit image de couverture: Getty Images, 2025 NHL


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