Michaëlle Jean à la barre de la Fédération haïtienne de soccer.

L’ancienne gouverneure générale du Canada et ancienne secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a obtenu les rênes de la Fédération de soccer haïtienne suite aux allégations que fait face Yves Jean-Bart par la FIFA.

Faisant face à de nombreuses accusations d’agressions sexuelles sur des joueuses mineures, l’ancien président de la fédération haïtienne Yves Jean-Bart a été banni à vie de son poste. La Fédération internationale de football association (FIFA) met sous tutelle l’organisation haïtienne pour une période d’un an. Afin de pourvoir un poste, la FIFA a nommé un comité de normalisation qui est composée de l’ancienne gouverneure générale Michaëlle Jean et de trois autres associés qui mèneront les activités sportives du pays.

Le comité de normalisation dont œuvre l’ancienne lectrice de nouvelle à Radio-Canada, aura la responsabilité d’organiser des élections afin de trouver un nouveau comité pour la Fédération haïtienne de soccer (FHF). Également, elle aura comme devoir de gérer les affaires de l’organisation, c’est-à-dire réviser les statuts de la FHF et assurer la transition lors des débats financiers avec le nouveau comité exécutif qui sera élu. La fin du mandat de la Québécoise se terminera le 30 novembre 2022.

La FIFA se donne le droit de destituer un ou plusieurs membres du comité et à la possibilité de rajouter un ou plusieurs personnes dans l’organisation.

Des antécédents douteux

Yves «Dadou» Jean-Bart dont plusieurs le considérait comme un père pour la fédération et qui a dirigé la FHF depuis 20 ans, possède un lourd passé qui lui restera collé à la peau. Lui qui a été réélu pour un sixième mandat, a déjà dirigé l’Union caribéenne de football en remplacement de Jack Warner qui a été inculpé à vie pour corruption. D’ailleurs, il a même été sous enquête pour avoir reçu des pots-de-vins lors de sa dernière campagne présidentielle.

Selon une enquête réalisée par The Guardian, l’ancien président de la fédération est accusé d’agression sexuelle auprès de jeunes joueuses d’âge mineure et ce depuis plusieurs années au centre technique national Croix-des-Bouquets. C’est dans l’anonymat que les joueuses mineures ont affirmé avoir avorté après les événements survenus avec l’ancien président de la fédération. Yves Jean-Bart est acquitté d’une amende de 1.4 millions de dollars canadiens.

Vis-à-vis cette enquête, «Dadou» Jean-Bart a porté plainte contre un journaliste français qui a mené l’enquête pour The Guardian, en affirmant que ce journaliste a manqué de respect envers l’organisation, les joueuses mineures et Haïti. Outre le fait qu’il a été reconnu coupable de ce scandale, plusieurs fonctionnaires de la fédération sont également sous enquête par la FIFA pour avoir été auteurs et instigateurs de ce crime.

Malgré la controverse que Mme Jean a dû faire face lors de l’Organisation internationale de la Francophonie, son cheminement professionnel fait en sorte qu’elle a les qualités requises pour mener à bien les activités sportives et économiques de la fédération. L’embauche de la Québécoise à la tête du comité de normalisation aura toute son importance d’ici les quelques mois de son mandat. Elle aura la lourde responsabilité de fixer un problème qui perdure depuis longtemps.

 

 

 

 

 

 

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