Allergique au leadership !

Bonjour HOCKEY COMMUNICATION,

Je suis heureux de me joindre à cette nouvelle aventure. Longue vie à hockey communication.   Merci à Éric Turbide qui m’a gentiment offert de me joindre à l’équipe des chroniqueurs de ce site web. Je compte vous faire part de mes opinions, impressions et analyses du hockey. Je souhaite m’attarder au hockey en général, au Canadien bien sûr, en tant que partisan lucide du Canadien et au hockey junior, également.   Ce que je souhaite le plus est de lire vos commentaires en réaction aux textes que je vous présenterais afin que nous puissions échanger et philosopher sur notre passion commune, le HOCKEY. Dans le passé, j’ai été chroniqueur sur CHFANS.COM, ZONENORDIQUES.CA et je suis encore actif sur le FORUMHOCKEY.COM

Pour ma première chronique, j’aimerais vous entretenir de la philosophie de gestion des joueurs de hockey du CH.   J’ai 44 ans bien sonné et je suis le CH depuis l’âge de 5 ans. Ainsi, j’ai souvenir de trois championnats de la Coupe Stanley de ce club que j’aime : 1979, 1986 et 1993. Depuis, les compagnies qui vendent des chaises pliantes au Québec ont fait faillite. Revenons au sujet. Le CH est allergique au caractère fort et LEADERSHIP.   Je m’explique….. et possiblement que je vous surprends.

Je vais vous présenter quatre histoires de transactions de la récente histoire du CH et vous donner mon opinion. Remontons en 1990, si vous permettez. Le CH est dirigé par le regretté Pat Burns. Il vient de perdre la Coupe Stanley en juin 1989, sur sa glace, pour la seule fois de son histoire, au bénéfice de la moustache de Lanny McDonald, qui n’a aucun lien de parenté avec Ronald McDonald, le célèbre clown restaurateur. Veuillez retweeter ce commentaire….

L’an deux de monsieur Burns (pas le personnage des Simpson, l’entraîneur), se termine par une élimination en seconde ronde. Bob Gainey, le joueur, vient de prendre sa retraite et le CH à deux capitaines, des co-capitaines, après un vote par les pairs : Guy Carbonneau et Chris Chelios. Ils passent toute l’année 1989-1990 comme co-capitaine. Chelios est le pilier à la défensive du CH et il vient de terminer une saison difficile marquée par les blessures. Il cogne comme Scott Stevens avec ses épaules, il tire comme Shea Weber avec son lancer, il est le leader sur la glace de ce club comme Erik Karlsson, les joueurs le suivent. BANG, le 29 juin 1990, il prend la route de Chicago en retour de Denis Savard. L’histoire nous apprendra que Chelios s’est battu avec deux policiers du Wisconsin, alors qu’il urinait en public dehors près d’un bar, le tout la veille de la transaction….

La suite, on la connait. Denis Savard fut un figurant lors des séries de 1993 du CH, dernier sacre dans le temple en finale. Il est en santé et retiré de l’alignement lors de la Finale. Chelios, lui jouera au hockey jusqu’en 2009-2010. Il gagnera deux autres coupes Stanley avec les Red Wings. Il gagnera le James Norris en 1996 et le trophée Mark Messier, remis au meilleur leader, en 2007, à 45 ans…. Note intéressante, Chelios a joué plus longtemps au hockey que Denis Savard a joué et agi comme entraîneur dans le hockey, jusqu’en 2008-2009.

Restons dans les années 1990. Parlons de l’autre co-capitaine du CH : Guy Carbonneau. Un homme avec un grand leadership, plus discret, moins volubile, mais toujours apte à faire une citation assassine, tant en tant que joueur ou en tant qu’entraîneur…. Après la victoire en finale de la Coupe Stanley en 1993, tous les espoirs étaient permis. Jacques Demers était positif. Cependant, 1994 se termine abruptement aux mains des Big Bad Bruins en 1994. Élimination en première ronde. Scandale!!! Quelques jours plus tard, Carbo joue au golf avec quelques coéquipiers, dont casseau et Vincent « Head and Shoulder » Damphousse. Il passe devant des médias. Il n’a visiblement pas envie de les voir. Comment réagi-t-il? Il lève vigoureusement le majeur devant les médias. Une photo, non partagée à l’époque sur Facebook, est prise. Que voit-on le lendemain, à la première page des plusieurs journaux du Québec?  Guy Carbonneau qui fait un doigt d’honneur. Que se passera-t-il ensuite? Hein quoi, vous croyez qu’il fut transigé….. Vous êtes forts.   Il fut transigé aux Blues en retour de :

  1. Un abonnement de saison au club de Golf où la photo fut prise
  2. Un joyeux festin chez McDonald
  3. Jim Montgomery
  4. Un support athlétique rempli de…. (voir Slap shot pour comprendre)!!!

Hé bien oui, Jim Montgomery, bien connus de ses parents, débarquera à Montréal., disputant un impressionnant total de 5 matchs avec une fiche immaculée. Carbonneau, lui aboutira à Dallas où il gagnera la Coupe Stanley, en 1999, avec les Stars. Ici, il y a sujet à une autre chronique car le but de Brett Hull n’était pas bon. Il avait le pied dans le demi-cercle du gardien de but Dominik Hasek des Sabres de Buffalo.   C’est une autre histoire….

Encore en déroute, le CH sera exclue des séries en 1995, et au début de 1995-1996, la haute direction appelle Qualinet et s’offre un grand nettoyage après sinistre.   Dans le nettoyage, on souligne le licenciement de Serge Savard, le DG, et de Jacques Demers, un peu moins positif. Note sérieuse ici : Je souhaite que cet homme au grand cœur puisse avoir une qualité de vie digne de ce nom en lien avec la condition médicale qui l’afflige actuellement. C’est toujours triste de voir une personnalité sportive et publique vivre de telle souffrance. Bon courage monsieur Demers.

Le CH embauche Réjean Houle, qui travaillait chez Molson et Mario Tremblay comme entraîneur-chef. Un vent de renouveau, basé sur la forte expérience et l’héritage de gagnants de ces nouveaux dirigeants. Très vite, Mario place son autorité dans la basse-cour. Patrick Roy, le vrai leader de ce club, alors que Damphousse est le capitaine, se sent bousculé. Deux soleils ne peuvent pas cohabiter dans le ciel simultanément (sauf dans l’univers de George Lucas). Rapidement un des deux soleils sera éclipsé.

Alors que le CH affronte les Red Wings, Patrick Roy est délaissé devant le filet dans une dégelée mémorable de 11 à 1, je crois. Lorsque Patrick sera finalement retiré du match, il échangera un long regard au bleuet bionique, absolument bouillant de colère, et annoncera au président assis dans la première rangée derrière le banc, juste à côté de la dame asiatique qui a toujours été là, qu’il venait de jouer son dernier match dans l’uniforme du CH. On raconte d’ailleurs que les baies vitrées derrière le banc des joueurs ont été instaurées à la demande de Ronald Corey, le président du CH, pour éviter une autre confession telle que celle faite ce soir-là par notre dernier grand leader dans l’histoire du CH : Patrick Roy.

On connait la suite, Patrick Roy est échangé au Colorado, les tout récents anciens Nordiques contre Jocelyn Thibault, Martin Rucinsky et Andrei Kovalenko. C’est là que nous avons saisi l’expérience de Réjean Houle. Chez Molson, il recevait des bouteilles vides contre une consigne. Chez le CH, il a donné sa meilleure bouteille contre une poignée de cennes noires…

Que feront Thibault, Rucinsky et Kovalenko? Mise à part d’avoir l’étiquette d’avoir été échangé contre Patrick Roy, RIEN. NADA. Patrick, lui.   Hum, deux coupes Stanley avec l’Avalanche. Je suis malhonnête un peu. Kovalenko est entré dans l’histoire pour avoir été le dernier hockeyeur à inscrire un but dans le mythique Forum de Montréal. Les fantômes du forum, visiblement secoué par ce fait, désertent encore et toujours le centre Molson, devenu Centre Bell……

Arrivons à la fin de cette analyse. Qu’est-ce que le CH a fait le 30 juin 2016? Il a échangé PK Subban contre Shea Weber. Au point de vue hockey, dans le contexte business de 2016, je suis en accord avec cette décision. L’histoire nous dira qui a eu raison dans cette transaction. Jamais, avec Shea Weber, les Predators ont dépassé la seconde ronde. À sa première année au Tennessee, PK pointe en finale de la Coupe. Attendons avant de paniquer. Le CH a échangé un joueur qui, disons les vraies choses, dérangeait, avec son don absolument remarquable au centre universitaire hospitalier de McGill, avec sa musique dans le vestiaire, avec sa grande g…., avec ses casquettes à son effigie et pour l’ensemble de son œuvre. PK était et est toujours un pur-sang. Attendons et restons calme avant de tirer la conclusion que PK est le prochain dans la liste des grands leaders du CH expulsés par une transaction du temple, qui s’effrite, du hockey, après Chelios, Carbonneau et Roy…. Disons que le leadership que souhaitait le CH dans cette transaction ne donne pas le fruit souhaité.

Quand on regarde les derniers capitaines du CH, Pacioretty, Gionta, Koivu, Damphousse et Turgeon, c’est significatif. Ce sont de bons joueurs de hockey, des leaders silencieux et calmes. Ils ne feront de scandale ni de vague. Sont-ils des guerriers assoiffés de victoire comme Karlsson à Ottawa, ou Getzlaf, à Anaheim par exemple? Non pas vraiment. Ces capitaines sont à l’image d’une CH…. de bonne petite équipe gentille.

Soyons agressifs et assoiffés de victoires. Inspirons nous de ceux qui ont rougi le gilet du CH de leur glorieux exploit. Il faut des guerriers vindicatifs pour gagner.

Et vous qu’en pensez-vous? J’ai hâte de lire vos commentaires.

Daniel Marier Auteur
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Hockey
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