Dans les câbles – Vers un retour? | Olivier Daigneault

Salut à toi, amateur de soap opera

En cette magnifique journée printanière qui, comme dirait Rivers Cuomo, sent comme l’été, nous n’en sommes qu’à quelques jours du tant attendu prochain combat du champion WBC des mi-lourds. Inutile de vous rappeler qu’il n’affronte pas Eleider Alvarez mais bien Badou Jack et qu’il ne se bat pas dans la belle province mais bien dans la ville Reine (inutile de vous le rappeler… et je viens juste de le faire!).

En tant que chroniqueur de boxe pour le fantastique site de nouvelles sportives LaPremièreRonde.com je n’ai d’autres choix que de vous en informer. Mais le cœur n’y est pas. Comprenez-moi bien, j’ai le plus grand des respects pour quiconque met les gants de 8 onces et monte dans l’arène. Les accomplissements et le titre de champion ne pourront jamais lui être enlevés. La gestion de sa carrière depuis les trois ou quatre dernières années me laissent simplement sur mon appétit. Est-ce que tout est de sa faute? Probablement pas. Est-ce qu’il eut dû s’interposer à un certain moment et exiger d’affronter son aspirant légitime, dans un duel que le public réclamait? Je ne devrais même pas me poser la question.

Nous y reviendrons prochainement, juste avant le 19 mai et nous en parlerons certainement après le combat car il aura des conséquences sur le calendrier de l’automne.

Au niveau des spéculations, nous sommes servis avec l’ancien champion du monde des mi-lourds du WBC Jean Pascal. C’est un secret bien mal gardé qu’il jongle avec la possibilité de sortir du douillet confort de la retraite pour donner un dernier combat à son public (certains ont avancé qu’il aurait pu se battre en sous-carte du gala Stevenson-Jack le 19 mai mais que les négociations sont tombées à l’eau quand on a appris que ce serait présenté à Toronto…) même si ça fera de la peine à sa maman.

Il laisse planer le doute sur ses intentions, manipulant les médias comme lui seul sait si bien le faire. Un tweet bien placé, un commentaire à la radio, Pascal est passé maitre dans l’art de la promotion. Il ne faudrait pas se surprendre de le voir dans un rôle d’analyste une fois sa carrière (définitivement) derrière lui.

Laissez-moi revenir sur le Cinco de Mayo. Gennady Golovkin, telle une locomotive à toute vapeur, a renversé l’Arménien Vanes Martirosyan samedi soir dernier en moins de 5 minutes pour confirmer sa domination chez les poids moyens. Sans dire que Martirosyan n’était pas de taille, il n’a pas offert une grande opposition au champion avant de tomber face devant suite aux coups de GGG. Disons que le steak de Canelo nous a privés d’un vrai combat du 5 mai! En souhaitant qu’il change de boucherie ou qu’il, encore mieux, devienne végétarien.

Un printemps chaud, des combats importants et significatifs pour la suite des choses, le mois de mai sera des plus excitants, dans les câbles comme en dehors!

Crédit Photo: ici.radiocanada.ca

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