Dans les câbles – Bagarre à Shawinigan | Olivier Daigneault

Salut à toi, amateur de belle soirée d’été passée dans un aréna

C’était dans la magnifique région de la Mauricie, plus précisément à Shawinigan, que les amateurs de boxe étaient conviés pour la bataille tant attendue entre le Trifluviens Simon Kean et le Victorien Adam Braidwood dans un duel de poids lourds qui promettait. Le gala était présenté par Eye of the Tiger Management, en collaboration avec Vidéotron, Mise o Jeu, KO Boxing et les Cataractes de Shawinigan.

Saddridin Akhmedov vs Gustavo Garibay

Pour commencer la soirée, Saddridin Akhmedov a servi une leçon de boxe aux milliers d’amateurs réunis au Centre Gervais Auto en se débarrassant du Mexicain Gustavo Garibay non sans sembler vouloir faire durer le plaisir. Un violent uppercut envoit Garibay au tapis au 3eme, puis une combinaison a raison de nouveau de l’adversaire d’Akhmedov. Le coin du pauvre Gustavo arrête, avec raison, le massacre.

Vint ensuite le tour des lourds-légers Artur Ziyatdinov et Mario Aguilar. Le mexicain avait beau possédé une face de cuir et du courage à revendre, Ziyatdinov était tout simplement trop fort. Décision unanime bien méritée.

Le combat suivant devant durer 8 rounds opposait Nurzat Sabirov et Guillermo Romero. Le mexicain, dès qu’il fut touché par les coups en puissance de Sabirov, devint aussitôt assez craintif. Le poids super-moyen s’était battu lors de la soirée du 26 mai dernier à Québec et les marques étaient toujours apparentes. Romero n’aura pu en ajouter de nouvelles car après les deux premiers rounds plutôt tranquilles, Sabirov ouvrit la machine au troisième et envoya Romero au tapis une première fois, puis une deuxième. L’arbitre, en ayant assez vu, mit fin au combat.

Les poids plumes Andranik Grigoryan et Daniel Olea du Mexique vinrent ensuite. Grigoryan, s’étant battu lui aussi il y a 3 semaines, avait l’air aussi rapide que lors de son dernier combat. Une défensive efficace, toujours en mouvement et lançant des contre-attaques difficiles à parer. Olea encaissera les nombreux coups en puissance sans trop broncher, mais ne pourra jamais s’imposer aux cours des 8 rounds. Une décision unanime, bien méritée.

François Pratte vs Eric Taylor

La foule, tranquille jusqu’alors, s’est soudainement réveillée lorsque François Pratte de Trois-Rivières, fit sont entrée avec le gilet des Cataractes de Shawinigan, l’équipe de hockey junior majeur qui nous prêtait son amphithéâtre pour la soirée. Eric Taylor, d’Edmonton, un adversaire d’expérience, lui en a donné pour son argent. Un combat très physique, les têtes et les corps s’entrechoquaient régulièrement, malgré les remontrances de l’arbitre. Pratte, extrêmement mobile sur le ring, a fait courir Taylor une bonne partie du combat, tout en touchant la cible régulièrement. Décision unanimes des juges après les 6 rounds prévusre.

Vint le tour d’Artur Ziyatdinov qui avait affaire à un autre Mexicain, celui-ci répondant au nom de Mario Aguilar dans un combat de lourd-légers. Ziyatdinov a fait face à un adversaire courageux, avec une face de cuir. Les chances de gagner d’Aguilar se sont rapidement envolées, incapable de toucher la cible et frappant souvent l’air. Une décision unanime, bien méritée.

Le troisième combat mettait aux prises Nurzat Sabirov et Guillermo Romero, lui aussi originaire du Mexique. Le  chez ces poids super-plumes.

En demi-finale, Yves Jr Ulysse avait pour mission de se départir du Vénézuélien Ernesto Espana, et ce, idéalement, avant la limite des 10 rounds prévus. La pression était grande, mais l’enjeux étant de se retrouver

Yves Ulysse Jr vs Ernesto Espana

dans le top 5 des super-légers du WBC. Espana n’avait rien d’un faire-valoir, ayant une fiche de 25 victoires et une nulle en 26 combats. Il avait aussi l’avantage de la portée avec une énorme différence de grandeur. Ulysse a dû travailler fort pour percer la garde et pouvoir atteindre solidement Espana. Plus le combat avançait, plus Ulysse trouvait ses repaires et frappait en puissance. Espana était venu pour se battre et malgré son manque flagrant de force dans ses coups, il donna du fil à retordre tout au long de l’affrontement. Victoire facile d’Ulysse par décision unanime au bout des 10 rounds, donnant du même coup la ceinture WBC Fecarbox au Montréalais.

Le centre Gervais Auto s’est ensuite embrasé pour la finale tant attendue, celle mettant en vedette les poids lourds Simon Kean et Adam Braidwood. Dans une ambiance délirante, le favori de la foule commence le combat en tenant à distance les attaques télégraphiées de Braidwood avec son jab. La technique de boxe de Kean, un ancient olympien, parait bien meilleure devant un Braidwood un peu échevelé. Kean touche la cible en puissance dès le 2ème engagement, en prenant garde de ne pas se faire atteindre par les furieuses tentatives du Boogeyman. Coupé à l’œil gauche, Braidwood rejoint son coin, l’air incrédule, à la fin du deuxième round.

Simon Kean vs Adam Braidwood

Avant de commencer le 3ème assaut, l’arbitre fait vérifier l’œil de Braidwood par le docteur (non, pas le Doc Mailloux, aperçu dans les estrades et semblant apprécier le viril spectacle). Donnant le feu vert à la poursuite du duel, le médecin donna aussi le feu vert à Kean de profiter de la blessure de son adversaire et c’est précisément ce qu’il fit. Une série de coups en puissance, venant de tous les côtés, firent vaciller le géant Braidwood, qui alla s’affaler dans les câbles, manquant de justesse de passer par dessus bord! La foule en liesse explosa, leur favori aura finalement vaincu le méchant. Tout est bien qui fini bien!

 

Crédit photos: Vincent Éthier/Eye of the Tiger Management

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2 mois
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