Début d’une nouvelle ère en MLS? / Johnatan Paré

Zlatan Ibrahimovic

L’annonce de l’arrivée de Zlatan Ibrahimovic en MLS avec le Galaxy de Los Angeles vient confirmer l’intérêt grandissant pour la ligue à travers le monde entier. Désormais, la ligue est capable d’attirer des joueurs vedettes et c’est tout en son honneur. C’est fabuleux qu’un joueur comme lui puisse joindre la ligue, car il est le type de joueur qui attire les foules. Il a une réputation d’un grand marqueur et surtout de quelqu’un qui aime les déclarations incendiaires. J’ai bien hâte de voir à cet effet les commentaires qu’il formulera à propos de la MLS. Un pas de plus franchi pour la popularité de la ligue et c’est très bien. Une légende comme lui amènera beaucoup d’argent au Galaxy et surtout à la ligue. De plus, avec l’arrivée de l’équipe d’expansion du Los Angeles FC cette saison, la rivalité sera merveilleuse. Pour moi, Zlatan constitue un des grands joueurs de ce sport et un marqueur prolifique. J’ai déjà hâte à sa première visite à Montréal le 21 mai prochain. Ce genre d’acquisitions permet à la ligue d’être prise au sérieux et il y a des aspects qui ont été améliorés au fil des ans et qui méritent d’être abordés. Ce que je vais faire dans mon texte.

Le calendrier

Zlatan Ibrahimovic

Si le calendrier de la plupart des plus grandes ligues au monde (Ligue 1, Premier League, la Liga,) se déroule en hiver, celui de la MLS a opté pour être joué en été. Disons seulement que c’est particulier pour un championnat qui tente d’attirer des joueurs de qualité. Premièrement, parce que les périodes de transfert ne sont pas les mêmes. Dans la MLS, les équipes qui souhaitent acquérir un joueur au mois de janvier, durant la fenêtre hivernale de transfert, pourraient bénéficier du maximum de performance que des joueurs qu’ils acquièrent, car ceux-ci sont en plein milieu de saisons dans leur ligue respective. Le seul hic, c’est que le calendrier de la MLS ne début qu’en avril, donc un joueur qui se joint à sa nouvelle formation doit attendre avant de jouer et surtout reprendre un camp d’entraînement qu’il a déjà fait plus tôt dans l’année. Pour ce qui est de la fenêtre estivale du mois de juillet et août, ça peut être mauvais pour quelques équipes, car les joueurs en fin de contrat ne jouent plus depuis la fin de saison du mois de mai et cela peut prendre plusieurs semaines avant de retrouver la fameuse ‘game shape’. Ce qui veut dire qu’un transfert comme celui de Ibrahimovic est excellent pour le Galaxy qui souhaite profiter de la forme maximale du joueur. Avec un contrat de 2 ans et 3 Millions (1,5 M$/année) le Galaxy vient de s’assurer une continuité d’embauche de vedettes après les passages de David Beckham, Robbie Keane et Steven Gerrard.

Les voyagements et les installations de haut niveau

Un autre facteur qui joue dans la balance est l’amélioration du voyagement des équipes depuis la dernière négociation de la convention collective en 2015. De plus, les propriétaires ont investi plus d’argent dans les installations des équipes. Que ce soit pour le stade principal ou les centres d’entraînement, ils sont mieux aménagés et plus adaptés à accueillir des joueurs vedettes. Le fait que les équipes voyagent deux jours avant les matchs à l’étranger n’est pas à l’opposé de ce que font les équipes en Europe. Les séances d’entraînement se déroulent au début de la semaine et même si le match à jouer est un samedi ou un dimanche, les équipes se déplacent le jeudi avant le match. Tout ça pour favoriser l’adaptation des joueurs à l’endroit où ils vont jouer surtout avec les équipes qui évoluent dans l’Ouest et le centre des États-Unis avec le décalage horaire. Les terrains sont de meilleures qualités et surtout les stades ont été améliorés. Avec les équipes d’expansions et les nouveaux stades, ceux qui sont dans le circuit Garber se doivent de tenir un standard de qualité de leurs installations. Ce qu’il séduit les vedettes européennes de venir jouer est le fait qu’ils ont l’impression d’être à l’aise dans leur nouvel environnement et qu’ils ne sont pas trop dépaysés.

Les contrats

Il y a une particularité qui, selon moi, est très spéciale, mais qui à ses bons côtés. La MLS a été créée en tant qu’entité unique selon laquelle tous les contrats des joueurs appartiennent à la ligue. Donc, chaque décision que les équipes veulent prendre en rapport à leur effectif, ils doivent avoir l’accord de la ligue pour le faire. Prenons l’exemple de l’Impact de Montréal qui a décidé de laisser Wandrille Lefevre à la maison cette saison en attendant de trouver preneur pour tenter de l’échanger. Il touche quand même son plein salaire, mais l’équipe ne peut le suspendre sans fondement, car la ligue s’y opposerait en vertu de son droit de regard sur les contrats. Il y a un bon côté à ce phénomène dans le sens où les joueurs qui ont des contrats ne peuvent marchander ou tenter de se libérer de leurs obligations contractuelles sans l’autorisation de la ligue. Les propriétaires et les équipes ne sont pas laissés à eux-mêmes et ils sont épaulés dans les négociations. Souvenons-nous le dossier de Didier Drogba qui souhaitait mettre un terme  à sa carrière pour joindre le personnel d’entraîneurs de Chelsea. Joey Saputo et l’Impact s’opposaient à son départ, mais surtout la MLS avait menacé Drogba de le suspendre sans salaire et appliquer celle-ci à toutes compétitions en tant que joueur. La MLS a des ententes avec les grandes ligues pour agir de telle façon. Le hic important cependant, c’est que les salaires des joueurs ne sont pas divulgués et  les partisans aimeraient savoir quels salaires sont versés aux joueurs. À moins d’une publication de l’association des joueurs qui une fois par année publient les salaires, il n’y a aucun moyen de le savoir. Je crois que dans une ligue où les gens paient pour venir voir les matchs, il serait normal de les rendre publiques.

Je crois que la MLS s’en va dans la bonne direction. Les nouveautés comme les reprises vidéos sont excellentes. Elles rapprochent le soccer nord-américain de celui européen et c’est beaucoup plus plaisant pour les joueurs et les partisans.

Il ne faut pas oublier que l’actuelle convention collective avait été signée pour cinq ans en 2015. D’ici la prochaine négociation, beaucoup de points resteront à discuter notamment le dossier de l’arbitrage.

La semaine prochaine je publierai un article sur la préparation de l’Impact en vue de son prochain match à Seattle le 31 mars prochain.

Publié
8 mois
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